Définition d’une bucket brigade en copywriting ?
Une “bucket brigade” est une courte phrase de transition utilisée en copywriting pour maintenir l’attention du lecteur et l’inciter à continuer sa lecture. Elle agit comme un pont entre deux idées et relance le rythme du texte.
J’ai presque honte : je n’ai découvert le terme copywriting « Bucket Brigade » que récemment. Soit après 16 ans de carrière de copywriter. Mais bon, mieux vaut tard que jamais et je vais vous expliquer comment utiliser cette technique très pratique pour aider votre lecteur à s’accrocher, et pour donner envie à votre lecteur de lire votre texte de vente. Jusqu’au bout.
Etymologie de Bucket brigade en copywriting.
Si vous êtes français et que vous lisez « Bucket », vous pensez probablement à KFC, et à ses seaux de poulet frit.
Je dois vous faire un aveu : j’ai vu et étudié de nombreuses publicités pour KFC, mais je n’ai jamais passé la porte d’un restaurant KFC.
Littéralement, Bucket Brigade, c’est la « brigade des seaux ». Illustré en une image ? Les pompiers qui éteignent les premiers feux, lors de la conquête de l’Ouest.

Passe le message à ton voisin
En français, on dirait « faire une chaîne », ou « travailler à la chaîne ». Si vous avez en tête la chanson « Ah ah ah la queue leu-leu », ça marche aussi, vous avez saisi l’idée.
Qui a inventé l’expression « Bucket brigade » ? Pas de réponse claire en lisant les meilleurs livres sur le copywriting.
Pas de meilleure réponse en demandant à Perplexity, Chatgpt ou Gemini. En revanche, chez les « modernes », je l’ai beaucoup retrouvé chez Backlinko, un blog de référence sur le webmarketing (Brian Dean).
Pour les experts en copywriting : oui, ce concept est très similaire à l’approche globale de Joseph Sugarman, qui parle de « toboggan » (slippery slide), pour engager et réengager le lecteur tout au long du texte.
Dans la formation Devenir Copywriter 5 étoiles, vous apprenez aussi à utiliser les « open loops », technique utilisée par les scénaristes pour maintenir l’attention du lecteur !
Comment appliquer le concept des Bucket brigades dans vos textes ?
Notre mission de copywriter ? Fluidifier le texte. Faciliter la lecture. Prendre notre lecteur par la main, depuis le titre, jusqu’au call to action.
Les « bucket brigades », c’est une métaphore pour dire :
– Des ponts entre les phrases
– Des phrases de transition entre une idée 1 et une idée 2
– Des fluidificateurs de texte
– Des accélérateurs de lecture
Si vous courez un peu, vous connaissez peut-être le phénomène des relances, après une montée ? Comment repartir frais, d’attaque, après cette épreuve ?
C’est la même chose pour votre Bucket Brigade : c’est une main tendue entre la fin d’une idée, d’un bloc, d’un paragraphe, vers une autre idée, un autre bloc, un autre paragraphe.
Oh j’ai mieux !
En matière d’image : c’est l’accélérateur dans Mario Kart. Vous voyez, les boosters, au sol ?

Fast & Marious
Ils redonnent de l’allant, ils relancent la course !
Pour bien utiliser votre bucket brigade, vous allez d’abord devoir… écrire votre texte…
Eh oui ! Pas de magie, que du travail.
D’abord le texte, ce que j’appelle dans la SuperStructure « les blocs » de texte.
Et ce n’est que lors de votre relecture//réécriture que vous allez mettre en place votre bucket brigade, vos petits pompiers accélérateurs de seaux !
20 exemples de phrases de transition « bucket brigade »
- Mais ce n’est pas tout !
- Attendez, je vous explique !
- Si seulement c’était aussi simple…
- On croit rêver…
- On marche sur la tête, non ?
- Mais ce n’est pas le plus important
- Voici pourquoi
- Concrètement ?
- Résultat ?
- La preuve, c’est que…
- Et là, tout change !
- Ce qui est intéressant, c’est que…
- Attendez de voir la suite
- Et ce n’est que le début…
- Ce n’est pas un hasard.
- Regardez bien.
- Vous allez comprendre.
- Et pourtant…
- Devinez quoi ?
- Ce détail change tout.
Si vous êtes comme moi, en découvrant cette liste, vous vous dites : « Mais je les utilise déjà ! Je ne savais simplement pas que ça portait un nom ! »
En effet, vous avez peut-être déjà lu les expressions « connecteurs logiques », ou « mots de transition ». J’en ai d’ailleurs fait un bonus du livre Les Mots Magiques !
Où utiliser ces bucket brigades ?
Partout.
- Dans vos articles de blog. Dans vos lead magnets. Dans vos posts Linkedin ou Instagram.
- Dans vos vidéos Youtube, vos Shorts, vos Reels, vos Tiktok.
- Dans vos mails (séquence de bienvenue, séquence de lancement…)
- Dans vos pages de vente ou vos webinaires de vente.
Ces connecteurs sont très « oraux ». On dirait un animateur radio qui parle, ou un vendeur de télé-achat.
Jamais un Académicien ou un amoureux de la langue française, n’utiliserait ces « bucket brigades », trop proche du langage parlé.
Pourquoi les bucket brigades sont-elles bonnes pour votre copy (et votre business)
Ces petites phrases de transition augmentent le temps passé sur la page.
Pas mal, non ?
Donc elles guident le lecteur vers le call to action.
Vous pouvez aussi vous en rendre compte visuellement.
Quand vous écrivez, disons une page de vente pour un infoproduit, vous allez vous étendre sur une ou deux lignes. Parfois, vous allez continuer, et développer votre propos sur 2 à 3 lignes.
Et ce que j’ai remarqué…
C’est que le bucket brigade, c’est aussi visuel ! Regardez le paragraphe ci-dessus : 33 mots. Suivi de la petite relance « et ce que j’ai remarqué », 6 mots. C’est court ! ça donne du rythme !
Et quand vous pensez à votre lecteur qui scanne, qui lit en diagonale, ces petites phrases de relance sont bonnes à prendre !
Ça fait partie du cours de « copy cosmetics » que je vous apprends dans Devenir Copywriter 5 étoiles.
Ajoutez du gras. Des inter-titres. Des phrases de transition. Des chiffres. Votre copy va devenir indéniable, impossible à lâcher. Certains formateurs en copywriting disent « hypnotique ».
Mise en garde sur ces connecteurs copywriting
Ces phrases de relance sont des connecteurs dynamiques. Pas des artifices.
Si vous les utilisez sans vrai contenu avant ou après, c’est du vide. Une bucket brigade ne sert pas à faire joli. Elle sert à maintenir une tension narrative, surtout sur de longues pages de vente.
Voici un exemple de ce qu’il ne faut pas faire, à mon avis.
L’exemple suivant sonne faux, artificiel.
Partons de ce court paragraphe : « Notre formation Prospection aide les freelances à trouver des clients. Elle contient 5 modules. Elle dure 4 heures. »
Pourquoi l’alourdir inutilement ainsi :
« Notre formation aide les freelances à trouver des clients.
Mais ce n’est pas tout.
Elle contient 5 modules stratégiques.
Résultat ?
4 heures de contenu actionnable. »
N’en faites pas trop. Pensez fluidité, mais fluidité réelle avant tout.
A trop vouloir maquiller vos textes, vous allez les rendre indigestes.
Ah ! Dernière chose ! (oui, ça, c’est fait pour vous remobiliser en fin de lecture 😊)
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Sélim Niederhoffer