Vous vous êtes déjà retrouvé dans une pièce où vous ne compreniez pas un mot de ce qui se passait ? Moi, c’était en 2007, et ça m’a mis une bonne grosse claque.

À l’époque, je venais de démissionner de mon premier CDI. J’étais consultant en conduite du changement, et je n’aimais pas ça. Après deux longues expériences dans les achats et un diplôme obtenu dans ce domaine, j’avais pris un mauvais virage…

Et un soir, j’ai compris que je n’avais pas les bonnes conversations, parce que je n’avais pas les bons réflexes, pas les bonnes connaissances.

Dans cet article, je vous dévoile 3 manières d’investir sur vous.

Le déclencheur humiliant en 2007 : mon premier CDI

Comme souvent chez moi, c’est Cupidon qui a déclenché ce besoin d’investir en moi.

Je sortais d’école de commerce. J’avais emprunté 25000€ pour payer mes trois années d’études.

À l’époque de mon entrée à GEM, je payais 7000€ par an. Pour vous donner un ordre d’idée, aujourd’hui, les trois années coûtent 52000€.

Je venais de poser ma démission, je n’avais plus un radis, et mon meilleur ami me prêtait 500 € par mois pour que je puisse payer mon loyer et mes sorties.

Fauché, et aucun sens des priorités ?

Le hasard a voulu que je passe du temps avec la plus jolie fille de ma Business Unit.

Elle avait 28 ans, j’en avais 24. Ça partait mal, déjà…

Évidemment, elle et ses amies sortaient surtout avec des trentenaires. Des hommes à mèches, brillants, qui sortaient de Dauphine et lançaient leurs start-up.

Comment rivaliser avec eux à cette époque ?

Je me souviendrai toujours de cette soirée au Café Chic où l’un des Passymal me demande très sérieusement si je ne veux pas investir un « petit billet, genre 10 000 € » dans sa start-up.

Je manque de m’étouffer : j’ai à peine 10 balles pour payer le Perrier.

Je dois gagner de l’argent. Je dois me sortir de la sous-location sordide que je partage avec mon colocataire, boulevard Voltaire.

Pour retrouver un travail qui me plaît et qui paie mieux, je dois apprendre davantage. Et reprendre de bonnes habitudes, comme celles que j’avais en prépa : travailler, tous les jours.

Voilà les 3 rituels qui m’ont permis de sortir du fond du gouffre.

Rituel n° 1 pour investir en vous : les livres

Le premier changement a été très simple : je me suis remis à lire.

Pas seulement des romans ou des essais généralistes. J’ai commencé à chercher des livres capables de m’apprendre une compétence précise, de modifier ma manière de penser ou de résoudre un problème concret.

Un bon livre vous donne accès, pour 20 ou 30 €, à plusieurs années de recherches, d’expériences et d’erreurs. C’est probablement l’investissement le plus rentable qui existe.

« Un lecteur vit un millier de vies avant de mourir. Celui qui ne lit jamais n’en vit qu’une. »

George R. R. Martin

Encore faut-il trouver le temps.

Vous prenez le métro ? Remplacez vingt minutes de réseaux sociaux par vingt minutes de lecture. Vous voyagez ? Glissez un livre dans votre sac. Vous faites 1 heure de gainage comme Didier Deschamps ? Posez votre Kindle devant vous.

Ce ne sont pas les occasions qui manquent : nous les remplissons simplement avec autre chose.

Ne cherchez pas à lire cinquante livres par an pour impressionner LinkedIn ou Instagram. Choisissez plutôt un sujet utile, puis lisez trois ou quatre ouvrages de référence dessus. Prenez des notes. Surlignez. Testez ce que vous apprenez.

Si vous voulez commencer par le copywriting, j’ai justement écrit le livre que j’aurais aimé trouver lorsque j’ai débuté.

Le Guide du copywriting vous apprendra à trouver les bons arguments, construire vos textes et écrire des messages qui donnent envie d’agir.

Il peut devenir votre première marche. Mais un livre, même excellent, ne fera jamais le travail à votre place.

Rituel n° 2 pour investir en vous : les vidéos YouTube et les podcasts

Je sais que certaines personnes n’aiment pas lire. Ou qu’elles arrivent le soir trop fatiguées pour ouvrir un livre.

Ce n’est pas une excuse pour arrêter d’apprendre.

YouTube contient des milliers de conférences, d’interviews et de cours gratuits. Vous pouvez regarder des TED Talks, observer des experts décortiquer leur travail ou découvrir en une heure un sujet dont vous ignoriez jusqu’à l’existence.

Le danger, évidemment, c’est de confondre apprentissage et divertissement.

Regarder vingt vidéos intitulées « Comment devenir copywriter » ne fait pas de vous un copywriter. Cela fait de vous quelqu’un qui regarde des vidéos sur le copywriting.

Créez plutôt une playlist « À regarder plus tard ». Chaque fois que vous trouvez un contenu sérieux, ajoutez-le. Puis réservez un créneau précis pour le regarder, prendre des notes et appliquer au moins une idée.

Vous pouvez commencer par ma chaîne YouTube Les Mots Magiques, sur laquelle je décortique le copywriting, les publicités et les stratégies des marques.

Vous pouvez aussi écouter Le Podcast du copywriting, disponible sur YouTube, Spotify et Apple Podcasts.

Profitez des temps morts : dans la rue, dans les transports, en faisant la cuisine ou pendant votre footing. Attention tout de même aux voitures et aux cyclistes.

Votre objectif n’est pas de tout consommer. Il est de construire progressivement les bons réflexes et le bon vocabulaire, pour rassurer clients ou employeurs potentiels.

Rituel n° 3 : investir dans des formations, en hard skills comme en soft skills

Les livres, les vidéos et les podcasts vous apportent des connaissances. Une bonne formation vous apporte quelque chose de plus rare : un chemin, déjà parcouru par vos mentors.

Depuis que je me suis lancé, je ne compte plus le nombre de formations que j’ai suivies : programmation neurolinguistique, analyse transactionnelle, langage corporel, copywriting…

J’avais notamment suivi CopyHour, dont j’ai ensuite adapté les grands principes au marché français dans CopyMoney.

Puis j’ai travaillé avec des coachs business.

L’an dernier, j’ai suivi une formation du Cialdini Institute pour obtenir ma certification Online Influence. Cette année, je me suis offert un programme en ligne de Harvard Business School consacré au personal branding.

C’est mon cadeau à moi-même.

J’essaie d’investir chaque année entre 4 et 8 % de mon chiffre d’affaires dans ma formation. Pas pour collectionner les certificats. Pour apprendre plus vite, éviter certaines erreurs et continuer à augmenter la valeur de ce que je propose à mes clients.

Les hard skills vous apprennent à écrire une page de vente, un email ou une publicité. Les soft skills vous apprennent à écouter un client, défendre vos idées, accepter les critiques et tenir vos délais.

Pour vivre du copywriting, vous aurez besoin des deux.

C’est précisément l’objectif de ma formation Devenir Copywriter 5 étoiles : vous apprendre à écrire, bien sûr, mais aussi à vous positionner, construire une offre et trouver des clients.

Connaître le copywriting, c’est une chose. Réussir à en faire votre métier, à en vivre vraiment en est une autre.

Votre ami,
Sélim