« Salut Sélim, je viens de signer avec un client. J’ai réussi le test d’écriture qu’il m’avait demandé de faire. Le seul souci, on va dire, c’est que j’ai travaillé gratuitement sur un long texte. Comment j’aurais dû faire ? Qu’est-ce que j’aurais dû lui dire ? Merci pour tes conseils ! »

Oh que c’est moche…

Vilain client qui profite de la tension sur le marché pour faire faire des tests gratuits

Mais rassurez-vous, si vous aussi, vous avez fait des tests gratuits, vous n’êtes pas seul.

Je suis moi aussi passé par là.

Et pire encore : dans le GROS business, les clients (qu’on appelle « les annonceurs ») comme Carrefour, Peugeot, Ferrero, font souvent « faire des tests » aux agences avant de les signer vraiment.

On appelle ça une « compétition ».

Les 3, 4, 5, parfois 10 agences en compétition doivent toutes produire des stratégies, des visuels, écrire de bons
textes pour convaincre l’annonceur.

A la fin, l’annonceur rend son verdict. Il choisit 90% du temps une seule agence gagnante.

Qui sera désormais l’agence officielle de l’annonceur.

Mais les agences « perdantes », non-retenues, ne seront pas payées.

Pourtant, toutes les agences perdantes sont des agences où des équipes entières ont travaillé à fond sur le projet pendant 2 à 3 mois. C’est le jeu, mais très souvent, les agences dénoncent cette pratique.

Retour à votre souci : le client veut vous faire passer un test gratuit.

Utilisez la stratégie ci-dessous pour être payé quand même.

Ça fait partie des déblocages de mindset dont on parle lors des sessions de coaching. (disponibles ici)

Parce qu’après tout, vous avez passé du temps sur cette mission.

Proposez au client les deux options suivantes (AVANT de lui rendre quoi que ce soit, pendant le brief) :

  • Option 1, tu aimes le travail, c’est parfait, tu peux l’utiliser et ça coûte 250€.
  • Option 2, tu n’es pas satisfait du texte rendu et tu ne vas pas l’utiliser, alors tu ne paies rien. Si tu sens qu’on peut l’améliorer ensemble, je te propose évidemment la garantie Starbucks « je le refais jusqu’à ce que ce soit parfait », et dans ce cas-là je facturerais le vrai prix, 250€.

L’idée, c’est vraiment d’ancrer dans la tête du client que votre travail a un coût.

Et de lui faire comprendre que si vous acceptez ce test, c’est parce que vous croyez en vous.

Et que vous aimez son domaine. Et que vous croyez en votre relation de travail.

Mon conseil, c’est vraiment de vous dire d’accepter le moins de mission gratuite possible.

Une, deux ou trois si vous avez le temps au début, pour constituer votre portfolio.

Idem, si vous avez du temps devant vous et des économies, si vous touchez le chômage, vous pouvez accepter une ou deux missions gratuites au début, pour bâtir votre expertise et votre autorité.

Mais à partir du moment où vous avez touché votre première paie, votre premier virement en tant que copywriter,

Vous devez garder cet état d’esprit : « Je suis copywriter. On me paie pour écrire. Parce que ce que j’écris à de la valeur. Parce que les entreprises ont besoin de mes textes pour vendre plus. »

Ne vous bradez pas.

Vous valez plus que ça.

J’espère que cette astuce au moment de signer vos contrats vous aidera à mieux vous vendre en tant que copywriter.

J’ai une proposition à vous faire :

Si vous voulez apprendre à mieux vous vendre en tant que copywriter,
répondez à ce mail (et expliquez-moi votre situation).

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures, où on reparlera de facturation.

Et n’oubliez pas : votre histoire, c’est à vous de l’écrire !

Votre ami,
Sélim

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