Avant de faire une formation en ghostwriting comme Ghostwriter Pro, vous avez besoin de savoir s’il existe réellement un marché du ghostwriting.
C’est une question normale. Vous ne voulez pas seulement apprendre une compétence élégante, plaisante ou intellectuellement stimulante. Vous voulez savoir si cette compétence peut se vendre. Vous voulez savoir s’il y a des clients, une demande, des missions, des budgets.
En clair : vous voulez savoir si le métier de ghostwriter peut devenir une vraie activité professionnelle, voire une carrière.
Peut-on vivre du ghostwriting ? Est-ce que des dirigeants, des entrepreneurs, des consultants, des experts ou des personnalités publiques sont vraiment prêts à VOUS payer pour écrire à leur place ? Est-ce une mode LinkedIn passagère, ou un mouvement plus profond ?
Réponse rapide : avec Sarah Bobb, nous n’aurions pas pris le temps de tourner Ghostwriter Pro si nous pensions que le marché était inexistant. Nous avons analysé plusieurs signaux : la montée du personal branding, l’importance prise par LinkedIn, la demande croissante des dirigeants pour prendre la parole, la professionnalisation du contenu B2B, les usages déjà bien installés aux États-Unis, et l’arrivée de l’intelligence artificielle, qui rend paradoxalement les voix humaines encore plus précieuses.
Le marché du ghostwriting existe. Il n’est pas toujours visible. Il n’est pas toujours facile à mesurer. Il reste parfois discret, voire tabou. Mais il existe bel et bien.
Tout ce que vous devez savoir sur le marché du ghostwriting : c’est parti.
Le marché du ghostwriting en France : un marché discret, mais bien réel
La première chose à comprendre, c’est que le marché du ghostwriting ne ressemble pas à un marché classique : ce n’est pas une vraie place de marché avec le poissonnier, le fromager, et les acheteurs.
Quand vous observez le marché du SEO, du community management, de la publicité en ligne ou de la création de sites internet, l’offre et la demande sont visibles. Les agences affichent leurs services. Les freelances publient leurs tarifs. Les entreprises postent des annonces « On recherche… ». Les métiers sont identifiés. Les clients savent à peu près ce qu’ils achètent.
Mais le marché du ghostwriting, c’est différent.
Par définition, un ghostwriter travaille dans l’ombre. Il écrit pour quelqu’un d’autre. Il aide un client à exprimer ses idées, à publier régulièrement, à structurer sa pensée, à prendre la parole, mais il ne signe jamais les contenus produits. La prestation repose souvent sur la discrétion, la confiance et la confidentialité.
(C’est ce qu’on vous apprend d’ailleurs dans Ghostwriter Pro, notre devise : « Laissez-les briller, Prenez les billets. » Ghostwriter, c’est un job qui paie, mais qui ne rend pas célèbre.)
On voit donc assez facilement l’offre. Sur LinkedIn, de plus en plus de professionnels se présentent comme ghostwriters, plumes de dirigeants, ghostwriters LinkedIn, experts en personal branding ou stratèges éditoriaux.
Ils racontent (à raison) leur quotidien, expliquent leurs méthodes, partagent leurs résultats, publient des études de cas.
En revanche, on voit beaucoup moins la demande.
Peu de dirigeants écrivent publiquement : “Je cherche quelqu’un pour écrire mes posts LinkedIn à ma place.” Peu de fondateurs annoncent : “Je veux déléguer ma prise de parole.” Peu de personnalités assument spontanément que leur tribune, leur livre, leur newsletter ou leurs posts sont rédigés par ou avec une plume extérieure.
Cette discrétion est particulièrement forte en France, parce que l’écriture y conserve une dimension presque sacrée. Signer un texte, c’est encore, dans l’imaginaire collectif, engager sa pensée, son style, sa culture, son intelligence. Faire appel à un ghostwriter peut donc sembler suspect, comme si l’on trichait avec sa propre voix.
Cette vision est pourtant très réductrice.
Un ghostwriter sérieux ne fabrique pas une expertise qui n’existe pas. Il ne crée pas une pensée artificielle. Il ne remplace pas le cerveau du client. Il aide une personne compétente à formuler ce qu’elle pense déjà, mais qu’elle ne sait pas toujours exprimer avec clarté, régularité, précision ou impact.
Le marché existe donc, mais il avance à bas bruit. Il est fait de recommandations dans des groupes whatsapp, dans des déjeuners entre entrepreneurs, il se compose de missions confidentielles, de collaborations longues, d’accompagnements éditoriaux et de relations de confiance.
En quoi le marché français diffère-t-il du marché américain ?
Pour comprendre où va le ghostwriting en France, il est utile de regarder ce qui se passe aux États-Unis.
Les Américains ont souvent plusieurs années d’avance sur les grands concepts marketing : personal branding, creator economy, thought leadership, employee advocacy, contenus de dirigeants, newsletters d’experts, livres business, autobiographies entrepreneuriales. Ils nomment plus vite les métiers, structurent plus vite les offres, et monétisent plus tôt les nouvelles pratiques.
Juste pour vous donner une idée de cette lenteur très française : j’ai démarré le projet « Formation en ghostwriting » à l’été 2023… et la formation Ghostwriter Pro n’est finalement sortie qu’en juin 2026, quand j’ai été sûr qu’écrire pour des entrepreneurs est une tendance longue, pas une mode éphémère.
J’ai par exemple publié l’interview du roi des ghostwriters, Andrew Crofts, en décembre 2023 !
Aux États-Unis, il est beaucoup plus accepté qu’un dirigeant, un entrepreneur, un investisseur ou un expert soit accompagné pour produire du contenu. Le raisonnement est pragmatique : si une personne a des idées, une expérience et une vision, mais pas le temps ni forcément la compétence éditoriale pour les transformer en textes efficaces, il est logique qu’elle s’entoure. (Le manque de temps, c’est d’ailleurs la raison #1 pour laquelle les dirigeants embauchent un ghostwriter.
Le ghostwriter devient alors un partenaire de pensée et de communication. Il peut alors rédiger des posts LinkedIn, des newsletters, des discours, des tribunes, des threads, des scripts vidéo, des manifestes, des pages personnelles ou des prises de parole publiques. Et mon exercice préféré : écrire des livres pour d’autres personnes !
En France, nous y venons plus lentement. La pudeur autour de l’écriture reste plus forte. La notion de personal branding a longtemps été perçue comme une forme d’autopromotion un peu grossière. Pourtant, les habitudes changent.
Depuis quelques années, LinkedIn est devenu un canal majeur pour les dirigeants, les consultants, les indépendants, les recruteurs, les coachs, les experts métiers, les fondateurs et les cadres en transition. Le contenu n’est plus seulement un outil de visibilité. Il devient un levier de confiance, de crédibilité, de recrutement, de vente, de réputation et d’autorité.
La France ne copie pas exactement les États-Unis. Elle adapte. Elle avance à son rythme. Et quand quelqu’un fait trop l’Américain sur Linkedin, les rageux le lui rappellent toujours. Mais il y a une vérité que vous avez vue : les professionnels visibles prennent de l’avance sur les professionnels silencieux.
Je sais que vous connaissez Anthony Bourbon, mais probablement aucun autre fondateur de club d’investissement.
Vous connaissez Justine Hutteau, la fondatrice de la marque de cosmétiques Respire, mais aucune autre créatrice de déodorant.
C’est ça, la force du personal branding et des dirigeants qui ont décidé de prendre la parole en ligne.
Les 3 grands types de ghostwriters en France
En France, on peut distinguer trois grandes familles de ghostwriters.
1. Le ghostwriter freelance
C’est le modèle le plus visible, et probablement le plus fréquent.
Le ghostwriter freelance accompagne un ou plusieurs clients : dirigeants, fondateurs, consultants, coachs, experts, auteurs, personnalités publiques ou professionnels en reconversion. Il peut écrire des posts LinkedIn, des newsletters, des tribunes, des articles, des pages de vente, des scripts, des livres ou des contenus de thought leadership.
C’est souvent le modèle qui attire le plus les personnes qui veulent se lancer, parce qu’il permet de construire une offre claire, de choisir ses clients, de fixer ses tarifs, et de vendre une prestation à forte valeur ajoutée. Parmi les grandes figures qui ont fait émerger l’écriture sur Linkedin : Maud Alaves.
2. Le ghostwriter en agence
Le ghostwriter peut aussi travailler dans une agence de communication, une agence LinkedIn, une agence d’influence B2B, une agence de relations presse, une agence de contenu, voire une agence politique.
Dans ce cas, son titre officiel n’est pas toujours “ghostwriter”. Il peut être concepteur-rédacteur, consultant éditorial, social media manager, plume, chargé de communication, content manager ou responsable éditorial. Mais la réalité du travail est proche : écrire au nom d’une autre personne ou d’une organisation, en respectant une voix, une intention, un contexte et un objectif.
Vous trouverez une interview d’un ghostwriter en agence dans Ghostwriter Pro. C’est vraiment LE bon plan : pas la peine de « chasser ses clients ». En agence, c’est un commercial qui vous met les clients dans le bec !
Une des plus connues en France en 2026 ? Linker.
3. Le ghostwriter internalisé
Enfin, certaines entreprises internalisent cette compétence.
Un collaborateur du service communication, marketing, relations publiques ou direction générale peut devenir la plume d’un dirigeant. Il prépare ses prises de parole, écrit ses posts, structure ses tribunes, transforme ses notes en contenus, ou l’aide à prendre position sur des sujets de marché.
Cette troisième forme existe déjà, même si elle est moins visible. Elle devrait se développer avec la montée du thought leadership des dirigeants et la nécessité, pour les entreprises, d’incarner davantage leur discours.
C’est le cas que j’ai vu le plus souvent, quand je suis invité à former des équipes marketing au copywriting. Il y a toujours un CM qui fait moitié CM de marque, et moitié ghostwriter pour le dirigeant.
C’est aussi ce qu’a vécu Sarah bobb, la co-animatrice de la formation Ghostwriter Pro : un an en tant que ghostwriter en entreprise, pour tout le comité exécutif, soit 4 personnes.
Mais pour une personne qui veut aujourd’hui se lancer, le modèle freelance reste le plus accessible. C’est celui qui permet de tester une offre, de signer ses premiers clients, de progresser vite, et de construire progressivement une expertise reconnue.
Y a-t-il vraiment de la demande pour les ghostwriters en 2026 ?
Et est-ce que ça va durer ? La meilleure façon de répondre à cette question est de prendre un peu de recul.
Le ghostwriting n’est pas né avec LinkedIn. Il existait hier. Il existe aujourd’hui. Et il existera probablement encore demain, sous des formes différentes.
Hier : les prête-plume existaient déjà
En France, on parlait autrefois de “prête-plume”. Je vous épargne le mot en « n » qu’on ne dit plus. Le terme était souvent associé au monde littéraire, aux mémoires de personnalités, aux autobiographies, aux discours politiques ou aux grands feuilletons populaires.
L’exemple le plus célèbre reste celui d’Alexandre Dumas et d’Auguste Maquet. Maquet a collaboré à plusieurs grandes œuvres attribuées à Dumas, en travaillant notamment sur les intrigues, la documentation et les premiers jets. Le cas est complexe, et les débats littéraires autour de leur collaboration ont duré longtemps. Mais il rappelle une chose essentielle : l’écriture pour autrui existe depuis très longtemps.
Les présidents, les ministres, les sportifs, les chefs d’entreprise, les célébrités, les grands témoins et les auteurs très occupés ont souvent été accompagnés pour écrire leurs discours, leurs livres ou leurs interventions publiques.
Même le grand Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis : regardez l’aveu que j’ai retrouvé au début de La Rage de convaincre.

Pour écrire ses livres, même le boss français de la pub a fait appel à un ghostwriter

C’est le fonctionnement du ghostwriter Linkedin !
La nouveauté n’est donc pas l’existence du ghostwriting. La nouveauté, c’est sa démocratisation.
Aujourd’hui : LinkedIn a élargi le marché
Avant, le ghostwriting concernait surtout des personnalités très visibles : politiques, stars, grands patrons, sportifs, auteurs connus.
Aujourd’hui, le marché s’est ouvert à une catégorie beaucoup plus large de clients : dirigeants de PME, fondateurs de startups, consultants indépendants, coachs, avocats, experts-comptables, recruteurs, formateurs, freelances premium, DRH, commerciaux, experts techniques, responsables marketing.
Ces professionnels ne veulent pas forcément devenir célèbres. Ils veulent être visibles auprès des bonnes personnes.
Ils veulent que leurs prospects les comprennent mieux. Ils veulent rassurer avant un rendez-vous. Ils veulent recruter. Ils veulent attirer des opportunités. Ils veulent se distinguer dans un marché encombré. Ils veulent montrer qu’ils pensent, qu’ils comprennent leur secteur, qu’ils ont une vision.
C’est là que le ghostwriter intervient.
Il ne vend pas seulement des mots. Le ghostwriter vend de la clarté, de la régularité, de la crédibilité, du temps retrouvé et une présence professionnelle plus solide.
Demain : l’IA renforce la demande
Finito le ghostwriting à cause de l’IA ? Après tout, si ChatGPT, Claude ou Gemini peuvent produire un post LinkedIn, une newsletter ou un article en quelques secondes, pourquoi payer un ghostwriter ?
D’un point de vue business, la réalité est plus subtile.
L’IA peut produire du texte, c’est vrai. Mais produire du texte ne suffit pas. Le marché n’a pas besoin de plus de phrases génériques. Il a besoin de points de vue, d’expériences, de nuances, de vécu, de structure, de style, d’angles, de prises de position, de stratégie. Et ça, l’IA le maîtrise mal : elle produit un contenu acceptable pour tous, mais vraiment utile pour personne.
Résultat ? Plus les contenus générés par IA vont se multiplier, plus les contenus incarnés auront de la valeur.
Le ghostwriter de demain ne sera pas simplement quelqu’un qui écrit à la place de son client. Il sera celui qui sait l’interviewer, comprendre sa pensée, extraire ses idées, organiser son discours, éviter les banalités, adapter le ton, construire une ligne éditoriale, puis utiliser les outils d’IA intelligemment pour gagner en efficacité sans perdre l’âme du message.
Pourquoi les clients font-ils appel à un ghostwriter ? Les 7 raisons principales
Aucun boss ne vous appellera pour « avoir l’air plus littéraire ». La plupart des clients ne cherchent pas “une bonne plume”. Ils cherchent une solution marketing à un problème concret.
1/ Ils manquent de temps
C’est 90% des demandes qu’on reçoit : « Je n’ai pas le temps pour ces conneries ».
Un dirigeant, un consultant ou un fondateur peut comprendre l’intérêt de publier, sans jamais réussir à en faire une priorité. Il a des clients, une équipe, des réunions, des urgences, des recrutements, des décisions à prendre. Écrire devient alors une tâche importante, mais constamment repoussée.
Le ghostwriter transforme une intention floue en production régulière. Votre client bosse déjà entre 50 et 70h par semaine, il a zéro envie de passer 4 heures de plus à écrire des posts Linkedin.
2/ Ils n’ont pas envie d’écrire
Certaines personnes savent très bien parler de leur métier, mais détestent écrire. Elles trouvent cela lent, pénible, frustrant ou artificiel. Elles préfèrent échanger à l’oral, réfléchir en marchant, enregistrer une note vocale ou répondre à des questions.
Le ghostwriter devient alors un traducteur : il transforme la pensée orale en contenu écrit. Vous allez récupérer la matière, et la modeler pour le réseau social.
3/ Ils ne savent pas structurer leur expertise
Beaucoup de clients ont des idées. Trop d’idées, parfois. Ils connaissent leur secteur, leurs clients, leurs erreurs, leurs convictions, leurs histoires. Mais ils ne savent pas quoi garder, quoi couper, quoi mettre en avant, quoi expliquer d’abord.
Le ghostwriter apporte une compétence essentielle : la mise en forme de la pensée. Ghostwriter ou copywriter, c’est avant tout un métier où on fait le tri !
4/ Ils veulent briller
On ne va pas se mentir : l’ego joue un rôle-clef dans la décision de faire appel à un ghostwriter ou non.
Un client peut vouloir être reconnu comme expert, être invité dans des podcasts, être cité, être suivi, être respecté, être perçu comme une référence. Il veut briller, et sait que la confiance se construit souvent avant le premier rendez-vous : sa réputation devient un actif dans lequel il est prêt à investir.
5/ Ils voient leurs concurrents publier
La pression concurrentielle est un moteur puissant. Jalousie, envie : ces belels émotions vous aident à vendre vos prestations de ghostwriter !
Quand un concurrent publie régulièrement, gagne en visibilité, commente l’actualité du secteur et occupe l’espace, le silence devient inconfortable. Le client se dit : “Pourquoi lui et pas moi ?”
Le ghostwriting répond alors à une peur très rationnelle : celle de devenir invisible.
6/ Ils cherchent des opportunités professionnelles
Plus rarement, le ghostwriting sert aussi à trouver un poste, attirer des missions, changer de statut, préparer une levée de fonds, obtenir des conférences, séduire des partenaires ou renforcer une crédibilité dans un nouveau domaine.
Le contenu agit comme une preuve publique de compétence.
7/ Ils veulent réduire leur charge mentale
Enfin, il y a une raison plus profonde, souvent sous-estimée : la charge mentale.
Publier régulièrement demande de penser aux sujets, aux angles, au calendrier, au ton, aux exemples, aux accroches, aux réactions possibles, aux validations, aux retours et aux performances. Pour un client déjà très sollicité, cette charge devient lourde.
Le ghostwriter ne retire pas seulement une tâche de l’agenda. Il retire une préoccupation de l’esprit.
Pourquoi le ghostwriting peut être rentable pour les clients
Pour qu’un marché existe durablement, il faut qu’il crée de la valeur.
Le ghostwriting peut être rentable parce qu’il intervient à un endroit stratégique : la confiance.
Un dirigeant qui publie régulièrement peut être mieux identifié par ses prospects. Un consultant qui partage ses idées peut rassurer avant même le premier appel. Un fondateur qui explique sa vision peut attirer des talents. Un expert qui vulgarise son sujet peut devenir plus mémorable que ses concurrents.
Le contenu n’est pas toujours directement mesurable comme une publicité. Il ne produit pas systématiquement un clic, un formulaire ou une vente immédiate. Mais il peut influencer tout le parcours de décision.
Un prospect peut lire plusieurs posts pendant trois mois avant de demander un rendez-vous. Un recruteur peut découvrir un profil grâce à une prise de parole. Un journaliste peut contacter un expert parce qu’il a vu passer une analyse. Un client peut choisir une entreprise parce que son dirigeant inspire confiance.
Dans ce contexte, pour le client, payer un ghostwriter n’est pas seulement payer quelqu’un pour écrire.
C’est investir dans une présence publique plus claire, plus régulière et plus crédible. Et oui, cette présence génère aussi des prospects et des ventes !
Ghostwriter : est-ce un métier qui paie bien ?
Oui, le ghostwriting peut être une bonne opportunité. Mais je dois être clair sur les chiffres : vous n’allez pas devenir millionnaire avec le ghostwriting.
Comme dans tous les métiers freelances, certains gagnent peu, certains gagnent correctement leur vie, et certains développent une activité très rentable. La différence ne vient pas seulement de leur capacité à écrire. Elle vient de leur positionnement, de leur spécialisation, de leur capacité à vendre, de leur compréhension business et de la valeur perçue par leurs clients.
Les rares enquêtes menées auprès de ghostwriters français, notamment celle de Hugo Pichon, montrent souvent une réalité intéressante : une partie du marché facture encore au post, parfois à des tarifs assez bas. Cela prouve deux choses.
D’abord, le marché est réel : il y a suffisamment de professionnels pour observer des pratiques tarifaires et comparer les modèles.
Ensuite, le marché n’est pas encore totalement mature : trop de ghostwriters se positionnent encore comme de simples rédacteurs, alors que les profils les mieux rémunérés vendent davantage une stratégie, un accompagnement, une compréhension de la voix du client et une capacité à générer des opportunités.
Autrement dit, le ghostwriting paie mieux quand vous ne vendez pas seulement de l’écriture.
Si vous vendez “un post”, vous entrez vite dans une logique de volume et de comparaison tarifaire. Si vous vendez une présence éditoriale, une pensée mieux formulée, une régularité, un calendrier, une méthode d’interview, une stratégie de visibilité et une tranquillité d’esprit, vous changez de catégorie.
C’est là que le métier devient intéressant.
Les tendances qui soutiennent le marché du ghostwriting
Plusieurs tendances devraient continuer à soutenir le marché dans les prochaines années.
La première est la montée du personal branding. Le diplôme compte toujours, mais de plus en plus de professionnels comprennent que leur réputation personnelle peut devenir un levier de confiance, de vente, de recrutement et d’influence.
La deuxième est la progression de LinkedIn comme média B2B. LinkedIn n’est plus seulement un CV en ligne. C’est devenu un espace de publication, de conversation, de prospection indirecte et de construction d’autorité.
La troisième est la montée du thought leadership. Les entreprises ne veulent plus seulement communiquer sur leurs produits. Elles veulent incarner une vision, prendre position, expliquer leur marché, attirer des talents, rassurer leurs clients et donner une voix à leurs dirigeants.
La quatrième, celle qui joue en votre faveur, est la saturation des contenus moyens. Plus tout le monde publie, plus il devient difficile de se distinguer. Cela crée une demande pour des profils capables d’apporter de la profondeur, du style, de la cohérence et de l’intelligence éditoriale.
La cinquième, c’est l’IA. Non pas parce qu’elle remplacera tous les auteurs, mais parce qu’elle rendra les textes moyens encore plus nombreux. Dans un océan de contenus interchangeables, la capacité à faire émerger une voix humaine deviendra plus précieuse.
Ghostwriter Pro vous prépare au marché du ghostwriting
Devenir ghostwriter ne consiste pas seulement à savoir écrire de jolies phrases.
Il faut apprendre à écrire pour quelqu’un d’autre, sans l’effacer. Il faut savoir poser les bonnes questions, écouter, relancer, reformuler, détecter les idées fortes, respecter une voix, structurer un calendrier éditorial, gérer les validations, proposer des angles, tenir dans la durée.
Il faut aussi apprendre à vendre cette compétence.
Qui cibler ? Comment présenter son offre ? Comment fixer ses tarifs ? Comment éviter d’être payé comme un simple exécutant ? Comment fidéliser un client ? Comment produire régulièrement sans s’épuiser ? Comment utiliser l’IA sans tomber dans des textes fades ? Comment devenir un partenaire éditorial plutôt qu’un prestataire interchangeable ?
C’est précisément l’objectif de Ghostwriter Pro.
Avec Sarah Bobb, nous avons conçu cette formation pour vous préparer aux réalités du marché : comprendre ce que les clients achètent vraiment, construire une offre claire, écrire pour différents profils, organiser votre production, trouver vos premiers clients et développer une activité durable.
Conclusion : le marché du ghostwriting existe-t-il vraiment ?
Oui, le marché du ghostwriting existe.
Il est encore discret. Il est parfois mal nommé. Il est moins visible que d’autres marchés du marketing digital. Il reste traversé par des tabous, notamment en France, où l’écriture conserve une dimension très personnelle.
Mais il existe.
Il existait hier avec les prête-plume, les discours, les mémoires, les livres et les collaborations littéraires. Il existe aujourd’hui avec LinkedIn, le personal branding, les dirigeants, les consultants, les experts et les créateurs B2B. Il existera demain, probablement renforcé par la saturation des contenus et par le besoin croissant de voix humaines dans un monde où l’IA produira toujours plus de texte.
La vraie question n’est donc pas seulement : “Y a-t-il un marché ?”
La vraie question est plutôt : “Voulez-vous votre part de ce gâteau qui grandit ?”
Si la réponse est oui, le ghostwriting peut devenir bien plus qu’une compétence d’écriture. Il peut devenir une activité, un positionnement, et peut-être même une nouvelle façon de faire carrière avec les mots.
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